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Cyberguerre en France : quand les attaques visent l’État… et vos entreprises

Philippe Proix
17 août
4 min de lecture
RSSI et réunion du Comex : présentation d'une stratégie Cyber
RSSI et réunion du Comex : présentation d'une stratégie Cyber


En France, les cyberattaques se multiplient :


  • - ministères et collectivités,

  • - hôpitaux et acteurs de santé,

  • - services fiscaux et organismes sociaux.


Derrière ces attaques, on retrouve souvent les mêmes cibles :

  • - **données personnelles** (patients, citoyens, usagers),

  • - **données financières** (paiements, remboursements, flux bancaires),

  • - **données stratégiques** (plans de continuité, infrastructures critiques, propriété intellectuelle).


Vu la nature des cibles et la sophistication des attaques, il est raisonnable de penser qu’une partie significative de ces opérations est menée ou soutenue par des **hackers d’État** ou des groupes proches d’eux. On ne parle plus seulement de cybercriminalité opportuniste, mais bien de **cyberguerre**.




De la cybercriminalité à la cyberguerre : ce qui change pour les entreprises


Pour une entreprise, la nuance peut sembler théorique. En pratique, elle change tout :


1. Les attaquants sont mieux financés et plus patients

Ils peuvent rester des mois dans les systèmes, cartographier les flux, identifier les personnes clés, avant de frapper au moment le plus critique.


2. Les chaînes de dépendance deviennent des portes d’entrée

Un fournisseur de services de santé, un prestataire IT, un cabinet de conseil, un opérateur de paiement… deviennent des cibles pour atteindre, par ricochet, des acteurs plus stratégiques.


3. L’impact dépasse le simple “incident IT "


Une attaque peut :


  • - bloquer la facturation,

  • - interrompre la production,

  • - exposer des données sensibles,

  • - déclencher des obligations réglementaires (CNIL, autorités sectorielles),

  • - dégrader durablement la confiance des clients, partenaires, investisseurs.



Pourquoi les entreprises doivent se sentir concernées


Même si les gros titres parlent de ministères ou d’hôpitaux, les entreprises privées sont **pleinement dans le champ de la cyberguerre** :


  • - Elles détiennent des **données à forte valeur** (clients, R&D, stratégie).

  • - Elles opèrent des **chaînes de valeur critiques** (industrie, énergie, transport, finance, santé).

  • - Elles sont souvent **moins préparées** que les grandes administrations à des scénarios d’attaque avancés.


En clair : vous pouvez devenir une **cible directe** ou un **maillon faible** dans une chaîne d’attaque plus large.




Cyberguerre : comment en parler au Comité Exécutif (COMEX ) et aux directions métiers ?


Le risque, c’est de tomber dans deux extrêmes :


  • - soit minimiser (“c’est un sujet technique, on a un antivirus”),

  • - soit dramatiser (“c’est la guerre, on ne peut rien faire”).


Pour un COMEX, il faut **traduire la cyberguerre en enjeux de gouvernance** :


1. Continuité d’activité

  • - Quels scénarios d’attaque pourraient arrêter la facturation, la production, la logistique ?

  • - Combien de temps pouvons-nous tenir sans nos systèmes critiques ?


2. Responsabilités et décisions

  • - Qui décide quoi en cas d’attaque majeure ?

  • - Qui parle aux autorités, aux médias, aux clients ?

  • - Quels sont les seuils d’alerte et d’escalade ?


3. Arbitrages d’investissement

  • - Quels actifs sont réellement vitaux pour l’entreprise ?

  • - Où concentrer les efforts de protection, de détection et de réponse ?

  • - Quels partenariats (MSSP, experts, assureurs) sont nécessaires ?



Quelles réponses concrètes pour les entreprises ?


Face à cette logique de cyberguerre, la réponse ne peut pas être uniquement technique. Elle doit être **stratégique, organisée et gouvernée**.


1. Clarifier la gouvernance cyber


  • - Définir clairement les **rôles et responsabilités** : COMEX, DSI, RSSI, métiers, communication, juridique.

  • - Mettre en place un **comité de gouvernance cyber** qui suit les risques, les incidents et les plans d’action.

  • - Aligner la stratégie cyber avec les **priorités business** (croissance, acquisitions, international, innovation).


2. Prioriser les actifs vitaux


  • - Identifier les **processus critiques** (facturation, production, supply chain, services clients…).

  • - Cartographier les **dépendances clés** : prestataires, cloud, outils métiers, données sensibles.

  • - Définir un **niveau de protection et de résilience** adapté à chaque actif (segmentation, sauvegardes, plans de reprise).


3. Se préparer à la crise… avant qu’elle n’arrive


  • - Construire et tester des **scénarios de crise cyber** réalistes (ransomware, fuite de données, indisponibilité prolongée).

  • - Organiser des **exercices de crise** impliquant COMEX, métiers, IT, communication.

  • - Formaliser des **plans de communication** vers les clients, partenaires, autorités.


4. Renforcer le leadership cyber


  • - Donner au RSSI (ou à la fonction équivalente) un **mandat clair** et un accès régulier au COMEX.

  • - Prévoir des **solutions de continuité de leadership** (RSSI de transition, relais stratégique de gouvernance) en cas de départ ou de vacance de poste.

  • - Accompagner les dirigeants dans la **montée en maturité** sur les enjeux cyber (coaching, sensibilisation ciblée).




En conclusion : la cyberguerre est là, mais les entreprises peuvent agir


Les attaques qui frappent l’État, la santé ou la fiscalité ne sont pas des phénomènes lointains. Elles dessinent un nouveau paysage de menaces dans lequel chaque entreprise française, quelle que soit sa taille, est potentiellement exposée.


La bonne nouvelle, c’est qu’il existe une **réponse structurée** :


  • - une gouvernance claire,

  • - des priorités assumées,

  • - une préparation à la crise,

  • - un leadership cyber stabilisé.




Comment Talking Cybersecurity peut vous accompagner :


Talking Cybersecurity accompagne les COMEX, DSI et RSSI à structurer cette réponse :


- Clarification de la **gouvernance cyber** et des responsabilités,

- Définition des **priorités de résilience** (NIS2, DORA, ISO 27001, etc.),

- Préparation et pilotage de **crises cyber** à fort enjeu,

- **Relais stratégique** ou **management de transition RSSI** pour sécuriser le leadership.


Si vous souhaitez évaluer la maturité de votre gouvernance face à ce contexte de cyberguerre, vous pouvez réserver un **rendez-vous stratégique** dédié.



 
 
 

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